Voici un copier coller de l'article du soir. Ca commence dans quelques minutes!
RTBFL'âge d'or d'une étonnante aventure musicale belge à l'ère du disco
Marcel a toujours raison
(FERNAND LETIST)
La planète entière connaît « Brasilia Carnaval » ou « La danse des canards » écoulés à des millions d'exemplaires de par le monde mais la plupart d'entre nous ignorent le nom du producteur Marcel De Keukeleire qui au départ de Mouscron en fut, comme pour beaucoup d'autres titres populaires, l'instigateur.
Après « Marcel Superstar », documentaire qu'Olivier Monssens consacre à feu le producteur de disques et à son époque dorée, chaque téléspectateur saura tout et bien plus sur cette folle aventure musicale. A défaut des interlocuteurs de première main comme Marcel De Keukeleire et son complice agent artistique, Jean Van Loo, tous deux décédés, Monssens a recueilli les témoignages de ceux ayant participé à cette époque héroïque où avec un flair hors du commun, un peu de débrouillardise, des connexions commerciales et une certaine inconscience, des 45 tours astucieusement bricolés en Belgique conquéraient les charts du monde entier.
Le document retrace cette saga artistico-commerciale des années 70 jalonnée de succès populaires Crazy Horse, Alain Delorme, « Brasilia Carnaval » des Chocolat's, Amadeo… Jusqu'à ce que le duo professionnel De Keukeleire-Van Loo ne se sépare. Un divorce difficile mais qui n'entamera la baraka ni de l'un ni de l'autre. Le second enchaînera sur « Born to be Alive » par Patrick Hernandez vendu à 20 millions d'exemplaires. Le premier rebondira avec « La danse des canards », son dernier coup (3.260.000 exemplaires) qui fut son… chant du cygne.
A travers témoignages, archives et photos, ce sont toutes les coulisses d'une époque qui nous sont reconstruites, ressuscitées, avec force anecdotes. Tout comme son acteur principal, Marcel De Keukeleire au flair populaire imparable qui testait tant dans les juke-box du café du coin que dans son magasin de disques des chansons. A suivre le récit de ces années d'empirisme artistico-kitsch, on mesure le surréalisme de certaines situations et le décalage renversant entre la genèse d'un tube et sa course au succès.
Touchant, instructif, rigolo même, ce premier documentaire d'Olivier Monssens laisse pourtant sur sa faim, sur un manque. De deux choses l'une : soit l'auteur a fait le tour de la question et son « Marcel Superstar » est un peu « court » ; soit le sujet n'a pas été exploité à fond et donc, notre frustration est légitime… Allez, là -dessus on se repasse un petit « Brasilia Carnaval »!
« Marcel Superstar », RTBF, 23 h 25. Rediffusion mardi sur La Deux, 20 h 40.
voila voila