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La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Clickelnet à 12h07
pendant On a tous envie d'être un héros
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent RécréaBide Toudouceman.
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Forum : Bla bla
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Messages |
pierrotlartiste
Accro
Inscrit depuis le 22/07/2008
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HADOPI
Le 11-10-2013 à 17:48:35
Bonjour à tous.
Je stocke des copies en mp3 de quelques uns des 10 à 12.000 c.d.'s que je possède sur un disque dur externe que je peux emporter en voyage.
Je change d'ordinateur. J'en achète un qui me permettra de tout stocker sur son seul disque intégré.
Ai-je le droit de vendre le disque externe, avec son contenu, qui sera bientôt inutile ?
Merci aux juristes pour leurs réponses avisées, je n'en doute pas…
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pierrotlartiste
Accro
Inscrit depuis le 22/07/2008
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Re: HADOPI
Le 14-10-2013 à 16:49:33
Bonjour à tous les Bidonautes.
Personne ne sait ????
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Lèz
Dèppelin
Inscrit depuis le 24/06/2004
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Re: HADOPI
Le 14-10-2013 à 18:55:01
Si ce support contient des œuvres soumises à droit d'auteur et si ces droits ne t'appartiennent pas, la réponse est facile à trouver
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Le Sapin Sobre
Pine head
Inscrit depuis le 03/06/2005
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Re: HADOPI
Le 14-10-2013 à 19:20:39
A formater avant de le revendre.
Sapin et fier de l'hêtre !
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Flaming Youth
Plus beth que méchant
Inscrit depuis le 07/05/2006
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Re: HADOPI
Le 14-10-2013 à 20:02:22
Posté par Le Sapin Sobre :A formater avant de le revendre. Ça me paraissait tomber sous le charme euh sous le sens…
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Gozette et Gogo
Chicon carne
Inscrit depuis le 03/05/2005
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Re: HADOPI
Le 20-10-2013 à 23:10:48
Posté par Flaming Youth :Posté par Le Sapin Sobre :A formater avant de le revendre. Ça me paraissait tomber sous le charme euh sous le sens… Sauf si, ainsi que Lèz le signale, les droits appartiennent à pierrotlartiste.
Vous voyez le mal partout !
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pierrotlartiste
Accro
Inscrit depuis le 22/07/2008
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Re: HADOPI
Le 23-10-2013 à 08:29:32
Merci pour vos réponses.
Ainsi, pour être dans la légalité, comme cela est mon cas, il faut possèder la pochette originale du microsillon ou du c.d. ?
Je comprends ça.
Le possesseur d'un c.d. ou d'un DVD peut se faire des des copies pour lui seul mais quand il casse sa pipe, ses héritiers n'ont pas le droit de les diffuser, même dans leur salon ?
Bizarre…
Quand j'achète un disque d'occasion, comment sont rétribués lers droits aux auteurs ?
A propos, comment cela se passe-t-il dans les autres pays ?
De nombreux détails échappent encore à ma sagacité…
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: HADOPI
Le 23-10-2013 à 10:54:05
Posté par pierrotlartiste :Ainsi, pour être dans la légalité, comme cela est mon cas, il faut possèder la pochette originale du microsillon ou du c.d. ? La pochette, pas nécessairement. Mais il faut posséder un exemplaire original du support sur lequel la musique était rendue disponible par les ayants-droit (donc l'éditeur, le plus souvent). Posté par pierrotlartiste :Le possesseur d'un c.d. ou d'un DVD peut se faire des des copies pour lui seul mais quand il casse sa pipe, ses héritiers n'ont pas le droit de les diffuser, même dans leur salon ? Si les héritiers héritent également des CD ou DVD correspondants, cela ne pose pas de problème particulier. Je pense en effet que le droit n'est pas aliéné au seul acquéreur initial, mais bien au possesseur de l'exemplaire original. C'est-à -dire qu'il reste transmissible via le support lui-même. Le droit serait donc lié plutôt au couple constitué du support et de son légitime détenteur à un moment donné.
Point à vérifier tout de même auprès d'un juriste, je dirais… Posté par pierrotlartiste :Quand j'achète un disque d'occasion, comment sont rétribués lers droits aux auteurs ? … Ils ne le sont pas ! 'Manquerait tout de même plus que ça : les détenteurs des droits ont déjà été rétribués à l'occasion de la vente du produit neuf. Posté par pierrotlartiste :A propos, comment cela se passe-t-il dans les autres pays ?
'Chais pô… Posté par pierrotlartiste :De nombreux détails échappent encore à ma sagacité…
Pour moi aussi - à la sagacité près !
"La vie n'est que l'interminable répétition d'une représentation qui n'aura jamais lieu."
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pierrotlartiste
Accro
Inscrit depuis le 22/07/2008
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Re: HADOPI
Le 24-10-2013 à 10:17:50
Merci.
C'est assez flou, pour moi…
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riccie
La pauvre rit
Inscrite depuis le 03/11/2004
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Re: HADOPI
Le 24-10-2013 à 12:22:15
Je crois que tout le monde à répondu un peu "au pif" et je vais donc en faire autant. S'il s'agit de vendre plus cher que le support physique en lui-même ce disque au prétexte qu'il contient des trésors, j'imagine que ce n'est pas précisément autorisé.
En même temps à moins d'en faire une campagne nationale et de le mettre ostensiblement aux enchères, la probabilité pour que les "autorités compétentes" en soient informées est assez mince. Je peux bien entendu me tromper mais je n'ai jamais entendu parler d'une brigade de choc débarquant au hasard chez les gens pour leur réclamer le support "original" des copies placées sur leur disque dur. Donc s'il s'agit d'en faire cadeau à une connaissance, je ne crois pas que ce soit bien risqué.
Le plus difficile sera finalement à mon avis, pour le cas où l'on souhaite véritablement en tirer un quelconque profit, la découverte d'un pigeon susceptible d'"acheter illégalement" (je ne trouve pas de meilleures expression mais vous voyez ce que je veux dire) des trucs qu'il peut télécharger tout aussi illégalement mais gratuitement ;o)
riccie spécialiste en rien…
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hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
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Re: HADOPI
Le 25-10-2013 à 01:34:08
Parfaitement d'accord avec riccie, j'ajouterai qu'il existe en ce domaine une énorme tartufferie : tu peux acheter à bas prix n'importe où des supports (CD DVD disques durs, clefs USB) dont le volume de stockage est totalement disproportionné avec un usage légal : quand on connaît la taille d'un fichier word, excel, d'un jpeg ou du logiciel pour tenir les comptes de la famille, remplir un tera avec ses propres archives ou créations ou photos de famille relève de la science-fiction pour 99,99 % de la population (de même que la nécessité d'avoir un graveur de CD et DVD sur CHAQUE ordinateur). Donc quasiment tous les disques disques durs externes, CD ou DVD vendus ont pour destination le stockage de données provenant de CD ou DVD originaux. On peut toujours dire que chacun de nous fait des copies de ses CD et DVD dans le but de pouvoir les écouter sans les abimer, ou les emmener en voiture tout en les ayant pour la chaîne du salon, mais quelque chose de dit que les gens qui font des copies d'œuvres qu'ils ont acheté uniquement pour le plaisir de les avoir en double ne sont pas la majorité.
Il y a par ailleurs dans la moindre ville une ou plusieurs médiathèques municipales où parfois gratuitement tu peux emprunter CD et DVD, en principe pour les écouter sans les recopier, mais j'ai du mal à croire que tout le monde soit aussi vertueux… Sans parler ses échoppes de location de DVD à tous les coins de rue.
En résumé, tu as le droit d'avoir le matériel qui permet de copier, on te le fournit même avec n'importe quel ordinateur, tu as le droit d'acheter les supports qui permettent la copie, tu as le droit d'emprunter les œuvres MAIS tu n'as pas le droit d'utiliser le matériel et les supports pour copier les œuvres. J'aurais tendance à dire que la meilleure solution pour lutter contre la copie serait de taxer CD et DVD vierges à hauteur de ce qu'on peut graver dessus, parce que tout le monde sait bien à quoi ils vont servir, ou faire payer l'emprunt à un prix tel que tu paie au passage les droits comme si tu avais acheté l'oevre (j'espère que monsieur Hadopi ne me lit pas, je ne souhaite pas du tout ces solutions !). Bref je pense qu'il y a une large tolérance pour la copie, tant qu'on en fait pas une industrie.
L'histoire de Megauplod le montre bien : ce n'était pas la seule plateforme de téléchargement illégal, mais c'était celle qui générait des bénéfices indécents pour ses fondateurs grâce au pillage des œuvres. Bref ils avaient dépassé la limite acceptable du pillage, supportable quand il est discret, répréhensible quand ça devient une industrie parrallèle.
Les gens qui généralisent sont tous des cons
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pierrotlartiste
Accro
Inscrit depuis le 22/07/2008
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Re: HADOPI
Le 25-10-2013 à 15:17:19
Cela n'est ABSOLUMENT pas le but…
Merci pour la réponse… Posté par riccie :Je crois que tout le monde à répondu un peu "au pif" et je vais donc en faire autant. S'il s'agit de vendre plus cher que le support physique en lui-même ce disque au prétexte qu'il contient des trésors, j'imagine que ce n'est pas précisément autorisé.
En même temps à moins d'en faire une campagne nationale et de le mettre ostensiblement aux enchères, la probabilité pour que les "autorités compétentes" en soient informées est assez mince. Je peux bien entendu me tromper mais je n'ai jamais entendu parler d'une brigade de choc débarquant au hasard chez les gens pour leur réclamer le support "original" des copies placées sur leur disque dur. Donc s'il s'agit d'en faire cadeau à une connaissance, je ne crois pas que ce soit bien risqué.
Le plus difficile sera finalement à mon avis, pour le cas où l'on souhaite véritablement en tirer un quelconque profit, la découverte d'un pigeon susceptible d'"acheter illégalement" (je ne trouve pas de meilleures expression mais vous voyez ce que je veux dire) des trucs qu'il peut télécharger tout aussi illégalement mais gratuitement ;o)
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riccie
La pauvre rit
Inscrite depuis le 03/11/2004
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Re: HADOPI
Le 25-10-2013 à 18:58:04
Dans ce cas à mon humble avis rien ne t'oblige à tout éradiquer du support avant de le céder.
D'ailleurs ça me rappelle que, comme pas mal d'entre nous j'imagine, j'ai par le passé "hérité" de PC venant d'amis qui s'achetaient un truc plus performant. S'ils prenaient bien sûr la peine d'en virer leurs données réellement personnelles (genre correspondance) les logiciels par exemple n'étaient pas systématiquement désinstallés. J'aurais tendance à traiter pareil ces données sachant qu'elles sont aussi tributaires de la durée de vie du disque dur qui comme chacun sait est très loin d'être éternel.
Ce n'est pas un avis "légal" effectivement mais juste mon point de vue ;o)
riccie spécialiste en rien…
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Gozette et Gogo
Chicon carne
Inscrit depuis le 03/05/2005
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Re: HADOPI
Le 25-10-2013 à 21:51:37
C'est marrant comme ce fil dérape. C'est sans doute bien qu'il dérape, ceci dit. La question de départ était : "Ai-je le droit" (avec appel aux juristes), à mon avis il n'y a pas besoin d'être juriste pour répondre "non".
A côté de ça il y a trois autres questions (voire plein d'autres) :
- est-ce que pierrotlartiste risque beaucoup s'il le fait quand même ? Vraisemblablement non.
- est-ce que c'est moral qu'il le fasse quand même ? Vraisemblablement ça ne me regarde pas donc je n'en pense rien.
- est-ce moral que la loi soit telle que ce soit illégal ? Vous avez quatre heures.
Tant que Standard & Purrrrs ne dégradent pas mon GGG tout va bien !
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